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Le déclassement, ou comment le nouveau management public déstructure les métiers de l’encadrement
Sous couvert d’« efficacité », le nouveau management public a importé dans la fonction publique des logiques issues du secteur privé. Objectifs chiffrés, reporting permanent, évaluation individualisée : autant de dispositifs qui ont conduit à une perte de sens du travail et à un déclassement réel des cadres.
Le nouveau management public (NMP) a transformé la fonction publique en profondeur.
Inspiré du modèle entrepreneurial, il valorise la performance mesurée, la contractualisation, et la mise en concurrence entre services et entre agents.
Pour les personnels d’inspection, cela se traduit par :
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des indicateurs d’activité et des tableaux de bord remplaçant l’analyse professionnelle ;
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une pression hiérarchique accrue, avec un pilotage à distance par objectifs ;
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une perte d’autonomie dans la définition des missions et dans le rapport au terrain ;
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et une individualisation des carrières et des rémunérations, via le RIFSEEP et les CIA.
Le résultat ?
Un déclassement statutaire et symbolique.
Les cadres de la fonction publique ne sont plus les garants du service public, mais les opérateurs d’une politique managériale dont ils subissent eux-mêmes les effets.
Le SNCI-FO le rappelle : le rôle des personnels d’inspection est de garantir le sens du service public et l’application du Statut général, non d’être les vecteurs d’un pilotage gestionnaire.
La logique managériale mine la reconnaissance du travail réel et alimente le déclassement.
Face à cela, le SNCI-FO revendique :
le respect du Statut général,
la reconnaissance des missions d’encadrement dans le traitement indiciaire,
et le retrait des dispositifs de type RIFSEEP et CIA qui dénaturent le principe de carrière.