LES PERSONNELS D’INSPECTION AU CŒUR DU DÉCLASSEMENT  — ÉPISODE 4

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Inspecteurs, inspectrices : quand l’encadrement devient précaire !

Les per­son­nels d’inspection incarnent l’encadrement de l’Éducation natio­nale. Pour­tant, leur situa­tion illustre à elle seule le déclas­se­ment en marche : rému­né­ra­tion écla­tée, éva­lua­tion mana­gé­riale, perte de marges d’initiative et de recon­nais­sance sta­tu­taire.

Loin du cli­ché du cadre pri­vi­lé­gié, les IEN et IA-IPR vivent aujourd’hui une éro­sion de leurs garan­ties sta­tu­taires et une dégra­da­tion de leurs condi­tions d’exercice.

Trois dyna­miques se cumulent :

  1. L’indemnitaire prend le pas sur l’indiciaire
    Le RIFSEEP frag­mente les rému­né­ra­tions et place les per­son­nels d’inspection dans une logique de dépen­dance aux déci­sions locales. L’IFSE et le CIA, parts variables et arbi­traires, accen­tuent l’inégalité de trai­te­ment et la perte de lisi­bi­li­té des car­rières tout en contri­buant à l’é­ro­sion des pen­sions de retraite à venir.

  2. L’évaluation devient un outil de contrôle
    L’arrêté « éva­lua­tion des per­son­nels d’inspection » intro­duit des cri­tères mana­gé­riaux étran­gers à la réa­li­té du métier : objec­tifs chif­frés, indi­ca­teurs d’impact, ali­gne­ment sur la poli­tique aca­dé­mique du moment davan­tage dic­tée par l’ac­tua­li­té et d’é­ven­tuelles pers­pec­tives de mobi­li­tés pro­fes­sion­nelles atten­dues des auto­ri­tés dépar­te­men­tales et aca­dé­miques.

  3. Les mis­sions s’alourdissent sans moyens
    Inclu­sion, san­té sco­laire, pilo­tage ter­ri­to­rial, accom­pa­gne­ment des suc­ces­sions de réformes : autant de chan­tiers cumu­lés, sans sou­tien admi­nis­tra­tif suf­fi­sant ni recon­nais­sance spé­ci­fique.

Ce déclas­se­ment est ins­ti­tu­tion­na­li­sé : il ne résulte pas d’une baisse de com­pé­tence, mais d’un choix poli­tique de ges­tion des cadres comme variables d’ajustement bud­gé­taire.

Le SNCI-FO refuse cette logique.
Notre syn­di­cat reven­dique :

  • une reva­lo­ri­sa­tion indi­ciaire signi­fi­ca­tive,

  • le réta­blis­se­ment d’un cadre natio­nal des mis­sions,

  • et la fin du pilo­tage mana­gé­rial par objec­tifs.

Parce que le ser­vice public ne se pilote pas comme une entre­prise, le SNCI-FO agit pour redon­ner toute sa place au sta­tut et à la recon­nais­sance du tra­vail pro­fes­sion­nel.