Le SNCI-FO appelle les personnels des quatre corps d’inspection (IEN 1er degré, IEN ET-EG, IA-IPR, IJS) à se mettre en grève le 13 octobre, en cohérence avec l’appel de la FNEC FP-FO.
La mobilisation en cours est souvent présentée comme l’affaire des élèves et des enseignants. Mais elle nous concerne directement.
Les personnels d’inspection sont clles et ceux qui, sur le terrain, constatent chaque jour l’écart entre les moyens annoncés et les moyens réels. Nous visitons les classes, nous accompagnons les équipes, nous mesurons ce que produisent les fermetures de postes et les remplacements non assurés. Quand le Premier ministre « renvoie la gestion de la crise au niveau des établissements », il ne fait que déplacer le problème. Ce déplacement retombe sur ceux qui doivent conseiller, évaluer et accompagner des équipes à qui l’on retire les moyens d’exercer.
Notre propre charge s’alourdit dans le même mouvement. Responsabilités sans cesses étendues, missions qui s’accumulent, injonctions managériales qui se multiplient : le projet de budget, qui acte 1 588 suppressions de postes, aggrave tout cela. Le SNCI-FO a toujours défendu qu’une inspection exercée dans de bonnes conditions, c’est à dire avec des moyens à la hauteru des besoins, est une condition de la qualité l’École publique.
Le SNCI-FO dit stop à la gestion de la pénurie et revendique, avec la FNEC FP-FO et en soutien au mouvement lycéen :
- le retrait du projet de budget d’austérité et des 54 milliards d’économies prévus ;
- l’annulation des 1 588 suppressions de postes ;
- l’abrogation de Parcoursup et de la réforme Blanquer du lycée ;
- une augmentation générale des salaires, avec une hausse immédiate de 10 % du point d’indice, plutôt que des primes et des régimes indemnitaires au mérite ;
- l’arrêt de la répression à l’encontre des lycéens et des étudiants.