LOIRE ATLANTIQUE ! OUI À LA CRÉATION D’UNE 23 ème CIRCONSCRIPTION, NON AU FONCTIONNEMENT SANS MOYENS

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La DSDEN 44 a annon­cé la créa­tion d’une nou­velle cir­cons­crip­tion du pre­mier degré, por­tant leur nombre de 22 à 23 dans le dépar­te­ment.
Le SNCI-FO prend acte posi­ti­ve­ment de cette déci­sion. Depuis de nom­breuses années, nous aler­tons sur la taille exces­sive de cer­taines cir­cons­crip­tions, la sur­charge de tra­vail des équipes et la dégra­da­tion conti­nue des condi­tions d’exercice des mis­sions.
La réduc­tion de la taille des cir­cons­crip­tions peut consti­tuer un levier d’amélioration, à condi­tion qu’elle s’accompagne des moyens néces­saires.
Or, à ce stade, il est clai­re­ment annon­cé que cette créa­tion se ferait à moyens constants.

Une création sans moyens supplémentaires : une contradiction majeure

Créer une cir­cons­crip­tion ne peut se résu­mer à dépla­cer des péri­mètres admi­nis­tra­tifs ou à redis­tri­buer des charges.

Une cir­cons­crip­tion, ce sont des postes sous sta­tut :

  • un poste d’IEN,
  • des conseillères et conseillers péda­go­giques,
  • un secré­ta­riat dédié,
  • des ensei­gnants spé­cia­li­sés (RASED),
  • des coor­don­na­teurs,
  • des psy­cho­logues de l’Éducation natio­nale,
  • des méde­cins de l’Éducation natio­nale.

Sans créa­tion de postes sta­tu­taires sup­plé­men­taires, cette nou­velle orga­ni­sa­tion risque de repo­ser sur :

  • la mutua­li­sa­tion accrue,
  • le redé­ploie­ment interne,
  • l’alourdissement des charges,
  • la dilu­tion des res­pon­sa­bi­li­tés.

Autre­ment dit : deman­der tou­jours plus avec les mêmes moyens, voire moins.

Des personnels déjà en tension

Les condi­tions de tra­vail sont déjà mar­quées par :

  • une fatigue pro­fes­sion­nelle impor­tante,
  • une aug­men­ta­tion conti­nue des tâches admi­nis­tra­tives,
  • des mis­sions élar­gies sans com­pen­sa­tion,
  • une pres­sion hié­rar­chique accrue.

Dans ce contexte, créer une nou­velle cir­cons­crip­tion sans moyens sup­plé­men­taires revien­drait à faire por­ter l’effort sur les per­son­nels d’inspection et l’ensemble des équipes de cir­cons­crip­tion.
Le SNCI-FO rap­pelle qu’une poli­tique sérieuse d’amélioration du pilo­tage ter­ri­to­rial passe par :

  • la créa­tion effec­tive de postes sta­tu­taires,
  • un secré­ta­riat à temps plein pour chaque cir­cons­crip­tion,
  • des équipes péda­go­giques com­plètes et stables,
  • des moyens dédiés à l’inclusion et au médi­co-social,
  • une prise en compte réelle des condi­tions de tra­vail.

Une logique de gestion issue du nouveau management public

L’absence d’annonce de moyens nou­veaux s’inscrit dans une logique désor­mais bien connue : ratio­na­li­sa­tion, mutua­li­sa­tion, opti­mi­sa­tion, redé­ploie­ment.

Cette logique relève du nou­veau mana­ge­ment public, qui applique à l’École publique des méthodes issues du sec­teur mar­chand : faire plus avec moins, pilo­ter par indi­ca­teurs, inten­si­fier le tra­vail, indi­vi­dua­li­ser les res­pon­sa­bi­li­tés.
Le SNCI-FO refuse que les per­son­nels d’inspection soient pla­cés dans une situa­tion où ils devien­draient les vec­teurs de cette poli­tique, contraints de mettre en œuvre des déci­sions dégra­dant les condi­tions de tra­vail des équipes et, in fine, le ser­vice ren­du aux élèves et aux familles.

Le SNCI-FO demande :

  • la créa­tion effec­tive des postes néces­saires au fonc­tion­ne­ment de la nou­velle cir­cons­crip­tion ;
  • des garan­ties écrites sur le main­tien et le ren­for­ce­ment des secré­ta­riats ;
  • l’absence de redé­ploie­ment au détri­ment des cir­cons­crip­tions exis­tantes ;
  • une concer­ta­tion réelle avec les repré­sen­tants des per­son­nels ;
  • une éva­lua­tion trans­pa­rente de l’impact sur les condi­tions de tra­vail.

Créer une cir­cons­crip­tion peut être une avan­cée. La créer sans moyens serait un signal pré­oc­cu­pant.

Le SNCI-FO res­te­ra mobi­li­sé pour que cette réor­ga­ni­sa­tion serve réel­le­ment l’École publique et ses per­son­nels, et non une logique comp­table.

Le SNCI-FO
Pour la défense des per­son­nels d’inspection et de l’École publique.