Le 6 juin dernier, un courrier intersyndical solennel a été adressé au Premier ministre et aux ministres concernés par l’ensemble des organisations représentatives de la fonction publique. Ce texte dénonce avec force la nouvelle mesure de baisse de rémunération en cas de congé maladie ordinaire (CMO), applicable depuis le 1er mars 2025 à tous les agents et donc aux femmes enceintes !
Cette disposition prévoit une retenue de 10 % de la rémunération dès le premier jour d’arrêt, y compris pour les femmes enceintes placées en CMO sur avis médical — une régression dénoncée comme une discrimination sexiste manifeste, contraire au principe fondamental d’égalité entre les femmes et les hommes.
Le SNCI-FO, conscient de l’impact particulier de cette mesure sur les personnels d’inspection, a pris l’initiative de s’adresser aux secrétaires généraux du SUI-FSU et du SI.EN-UNSA, afin d’envisager une communication ou une action commune sur ce sujet majeur.
Les IEN, les IA-IPR et les IJS sont en effet particulièrement exposés à la perte directe de rémunération lors d’un arrêt maladie,y compris sur leur régime indemnitaire, élément malheureusement structurant de leur traitement. La conjugaison de ces effets, dans un contexte de surcharge chronique et d’exigence croissante, rend la situation intenable.
Au-delà des sensibilités syndicales, le SNCI-FO tend la main à ses partenaires pour faire entendre une parole forte et unifiée en défense des personnels d’inspection. C’est une question de justice, de dignité professionnelle, et d’égalité de traitement.
Nous avons proposé un premier échange informel pour envisager une position commune. Nous informerons nos collègues des suites données à cette initiative.