DES ENSEIGNANTS POUR LE REMPLACEMENT !

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Le manque de remplaçants dans l’École publique : une crise qui met en péril l’École publique !

Le défi­cit chro­nique de rem­pla­çants dans l’École publique atteint un niveau cri­tique. Cette situa­tion alar­mante impacte direc­te­ment le bon fonc­tion­ne­ment des écoles, entra­vant la for­ma­tion conti­nue des ensei­gnants, met­tant en dif­fi­cul­té les Ins­pec­teurs de l’Éducation natio­nale et accen­tuant les ten­sions avec les familles.

Un frein à la for­ma­tion conti­nue des ensei­gnants

La for­ma­tion conti­nue est un droit essen­tiel des ensei­gnants leur per­met­tant de ques­tion­ner col­lec­ti­ve­ment leurs pra­tiques pro­fes­sion­nelles. Or, en rai­son du manque de rem­pla­çants, les départs en for­ma­tion sont de plus en plus res­treints, voire annu­lés. C’est notam­ment le cas en édu­ca­tion prio­ri­taire où les 18 demi-jour­nées de for­ma­tion annuelle sont par­tout réduites à la por­tion congrue. Cette situa­tion fra­gi­lise la pro­fes­sion­na­li­sa­tion des ensei­gnants.

Un fonc­tion­ne­ment des écoles gra­ve­ment per­tur­bé

Sans rem­pla­çants dis­po­nibles, les absences des ensei­gnants ne peuvent être com­pen­sées, obli­geant les cir­cons­crip­tions et les écoles à impro­vi­ser des solu­tions pré­caires : répar­ti­tion des élèves dans d’autres classes, sur­charge des ensei­gnants pré­sents, voire jour­nées de classe per­dues. Ces mesures dégradent la conti­nui­té péda­go­gique et aug­mentent la fatigue et la charge de tra­vail des équipes péda­go­giques.

Des ten­sions accrues avec les familles

Face aux classes sans ensei­gnants et à l’impossibilité de trou­ver des rem­pla­çants, la colère monte par­mi les familles. Elles se retournent contre les équipes édu­ca­tives et les ser­vices de l’Éducation natio­nale, ali­men­tant un cli­mat délé­tère. Ce manque de moyens engendre des incom­pré­hen­sions et des conflits, fra­gi­li­sant encore davan­tage l’École publique et ses acteurs.

Des ins­pec­teurs en pre­mière ligne face à une ges­tion impos­sible

Les Ins­pec­teurs de l’Éducation Natio­nale sont direc­te­ment impac­tés par cette crise du rem­pla­ce­ment. En charge de la ges­tion des moyens humains, ils se retrouvent dans une situa­tion inte­nable, som­més de trou­ver des solu­tions là où il n’y en a pas. Entre la pres­sion ins­ti­tu­tion­nelle et les sol­li­ci­ta­tions crois­santes des familles et des ensei­gnants, leur mis­sion devient de plus en plus dif­fi­cile à exer­cer dans des condi­tions accep­tables.

Le SNCI-FO exige des mesures immé­diates

Les per­son­nels d’ins­pec­tion refusent d’être tenus pour res­pon­sables de l’i­na­dé­qua­tion entre les moyens alloués à l’E­cole publique et les besoins néces­saires à l’ac­com­plis­se­ment de leur mis­sion. Face à cette situa­tion cri­tique, le SNCI-FO reven­dique :

  • Le recru­te­ment mas­sif et immé­diat de per­son­nels rem­pla­çants sous sta­tut pour garan­tir le bon fonc­tion­ne­ment des écoles et assu­rer la conti­nui­té du ser­vice public d’éducation.
  • L’ouverture de postes sup­plé­men­taires dans les écoles et dans l’encadrement afin de répondre aux besoins réels du ter­rain.
  • Une reva­lo­ri­sa­tion du salaire et l’a­mé­lio­ra­tion des condi­tions de tra­vail des ins­pec­teurs pour leur per­mettre d’exercer leur mis­sion dans un cadre serein et effi­cace.
  • Un enga­ge­ment ferme du minis­tère pour pré­ser­ver la for­ma­tion conti­nue des ensei­gnants, indis­pen­sable à la qua­li­té de l’enseignement et à l’évolution du métier.

Le SNCI-FO alerte sur l’urgence de ces mesures et appelle l’ensemble des per­son­nels concer­nés à se mobi­li­ser pour défendre une École publique à la hau­teur des attentes de la socié­té.