Derrière les effets d’annonce du gouvernement Macron-Lecornu-Geffray , la réalité est tout autre : les moyens réels consacrés à l’École publique reculent.
Comme l’a dénoncé la FGF-FO, le budget 2026 s’inscrit dans une politique d’austérité sans précédent pour la fonction publique : gel du point d’indice, désindexation des pensions, réduction de crédits de fonctionnement, annulations de crédits en cours d’année.
Pour l’Éducation nationale, la FNEC FP-FO a levé le voile : des milliers de suppressions de postes sont à prévoir, dissimulées derrière la réforme du recrutement des enseignants.
Les 5 400 postes prétendument créés incluent en réalité plus de 9 000 postes “fantômes” d’élèves-fonctionnaires et de stagiaires à mi-temps, tandis que les suppressions de postes réels se poursuivent dans les écoles, les collèges et les lycées.
Une École publique sous tension
Depuis trois ans, les budgets de l’Éducation nationale augmentent nominalement, mais baissent en valeur réelle, du fait de l’inflation et des coupes successives :
plus de 4 000 postes supprimés en 2025,
des annulations de crédits chaque année depuis 2023.
L’École publique continue de fonctionner sous pression, avec des effectifs d’élèves en hausse, des classes surchargées et des besoins croissants en inclusion et en accompagnement.
La création de 1 200 postes d’AESH annoncée pour 2026 ne compensera pas les milliers de postes manquants dans l’École publique.
Les personnels d’inspection directement concernés
Les personnels d’inspection ne sont pas épargnés : — leur rémunération relève du programme 214, dans lequel le RIFSEEP a remplacé les anciens régimes indemnitaires sans générer de progression réelle ni de droits à pension.
Les frais de mission, de déplacement et de formation continuent de subir les effets de la contraction budgétaire : — dans certaines académies, les déplacements des IEN sont imputés sur les BOP 140 et 141, au mépris de la cohérence nationale et de la réalité de leurs missions.
Cette fragmentation du financement fragilise la formation continue, les missions et le service rendu à l’institution.
Le SNCI-FO alerte et revendique
- l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois et la reconstitution des postes supprimés depuis 2022 ;
- le retour à un budget transparent et sincère, fondé sur les besoins réels du service public d’éducation ;
- l’augmentation immédiate du point d’indice et la réintégration des primes dans le régime indiciaire ;
- le respect de la cohérence budgétaire nationale pour les personnels d’encadrement et la garantie des moyens nécessaires à leur formation et à leurs missions.
Le SNCI-FO appelle l’ensemble des personnels d’inspection à se mobiliser
Le budget 2026 confirme les orientations d’un pouvoir qui affaiblit l’État, dégrade l’École publique et fragilise les cadres de la Fonction publique.
Avec la FGF-FO et la FNEC FP-FO, le SNCI-FO réaffirme son attachement au Statut général de la fonction publique, à la défense de l’École publique et à la reconnaissance pleine et entière des missions des personnels d’inspection.