Contre-réformes de la cour des comptes pour mettre au pas les personnels d’inspection ! 

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Le SNCI-FO réaffirme ses revendications

Dans son réfé­ré inti­tu­lé « les ins­pec­teurs ter­ri­to­riaux des 1er et 2nd degrés de l’Éducation natio­nale » publié le 3 mai 2022, la cour des comptes invite le ministre mettre un œuvre un cha­pe­let des contre-réformes qui tou­che­ront les corps d’inspection et le ser­vice public d’éducation dans son ensemble.

Le pre­mier pré­sident de la cour pose une amorce de diag­nos­tic de la situa­tion des ins­pec­teurs que le SNCI-FO par­tage. « L’activité des ins­pec­teurs est de plus en plus mor­ce­lée et cet épar­pille­ment s’effectue au détri­ment de leur mis­sion pre­mière, qui reste le sui­vi des ensei­gnants et l’appui péda­go­gique ». La mis­sion de sui­vi des ensei­gnants deve­nant la « variable d’ajustement de leur acti­vi­té ».

Mais plu­tôt que de pous­ser le diag­nos­tic plus avant pour iden­ti­fier les causes de l’accumulation des tâches quo­ti­diennes des ins­pec­teurs, de l’inexorable exten­sion de leurs ter­ri­toires et péri­mètres d’intervention, du ful­gu­rant accrois­se­ment de leur charge de tra­vail, le pré­sident de la cour choi­sit de pré­co­ni­ser des contre-réformes qui conti­nue­ront de dégra­der la situa­tion.

Ces contre-réformes, ne nous sont pas incon­nues :

  • La géné­ra­li­sa­tion des éva­lua­tions d’écoles conduites à l’échelle dépar­te­men­tale ou aca­dé­mique éloi­gne­ra encore les IEN de la cir­cons­crip­tion, leur ter­ri­toire d’ancrage. Ce dis­po­si­tif chro­no­phage et inef­fi­cace fini­ra de bri­ser la proxi­mi­té avec les équipes ensei­gnantes et l’identité pro­fes­sion­nelle des ins­pec­teurs.
  • La recon­nais­sance de l’autorité fonc­tion­nelle des direc­teurs, dont la loi Ril­hac ne défi­nit pas ce qu’elle recouvre et en quoi elle se dis­tingue de l’autorité hié­rar­chique des IEN, ren­dra plus confuses les rela­tions entre les acteurs.
  • La pro­mo­tion et la mobi­li­té des IEN ados­sées au RIFSEEP. Non seule­ment les ins­pec­teurs sont désor­mais clas­sés selon trois groupes et rému­né­rés « au mérite », mais la recom­man­da­tion est désor­mais faite de lier les pro­mo­tions et les mobi­li­tés à ce clas­se­ment arbi­traire déci­dé par les auto­ri­tés aca­dé­miques. Il s’agit bien là d’une double peine pour les IEN les moins bien recon­nus.
  • La fusion des corps d’inspection ter­ri­to­riaux : les IEN écar­tés des cir­cons­crip­tions, leurs mis­sions et res­pon­sa­bi­li­tés fra­gi­li­sées, leur mise au pas orga­ni­sée par leur rému­né­ra­tion, leur pro­mo­tion et leur mobi­li­té « au mérite », le champ serait libre, selon la cour des comptes, pour la fusion / confu­sion des corps d’inspection.

Le SNCI-FO n’accepte pas cette attaque en règle du sta­tut des IEN !

Le SNCI-FO rap­pelle son oppo­si­tion à la ligne minis­té­rielle de fusion/confusion des sta­tuts, corps et mis­sions.

Le SNCI-FO com­bat ces contre-réformes « mana­gé­riales » qui ont pour seul objec­tif de mettre au pas les per­son­nels qui refusent la dégra­da­tion de leurs condi­tions de tra­vail.

Le SNCI-FO reven­dique :

  • L’inspection repla­cée au cœur de la mis­sion et de l’exper­tise des IEN ;
  • La cir­cons­crip­tion réaf­fir­mée comme ter­ri­toire d’ancrage de l’activité des IEN ;
  • Une véri­table reva­lo­ri­sa­tion : le dégel du point d’indice et une nou­velle grille indi­ciaire plus favo­rable et l’abandon du RIFSEEP ;
  • Des moyens à la hau­teur des enjeux édu­ca­tifs de la période dans les écoles et les cir­cons­crip­tions.