Le 18 septembre 2025 restera comme une journée de mobilisation d’ampleur exceptionnelle : plus d’un million de travailleuses, travailleurs, jeunes, retraités et privés d’emploi ont manifesté dans toute la France contre le budget Macron-Bayrou-Lecornu.
Le SNCI-FO était au rendez-vous. Fidèle à ses mandats, notre organisation a été la seule organisation syndicale de personnels d’inspection à appeler explicitement à la grève et à la mobilisation. Nous l’avons fait pour trois raisons essentielles :
- Pour la justice fiscale, contre un budget qui épargne les plus riches et alourdit les charges pour le monde du travail.
- Pour la justice sociale, contre l’austérité, la désindexation des salaires et pensions, et les reculs imposés aux droits des salarié·es et des fonctionnaires.
- Pour l’École publique, menacée par la suppression de postes et l’insuffisance criante des moyens, alors que nos missions nécessitent des effectifs et des financements renforcés.
Notre appel à mobilisation s’inscrivait dans une perspective interprofessionnelle et intersyndicale : dockers, cheminots, enseignants, hospitaliers, territoriaux et salariés de nombreux secteurs étaient côte à côte dans les cortèges.
Des personnels d’inspection visibles et solidaires

À La Réunion, le secrétaire général du SNCI-FO a défilé dans le cortège aux côtés de l’Union départementale FO et notamment des dockers de la FEETS-FO.
Cette image illustre la solidarité concrète entre toutes les catégories de travailleurs, y compris les personnels d’encadrement, qui refusent les logiques d’austérité et de destruction des services publics.

Dans toute la France, des personnels d’inspection ont affiché leur soutien à la mobilisation : photos prises dans les inspections, banderoles et pancartes, messages relayés sur nos réseaux. Autant de signes forts d’un engagement collectif inédit de notre profession.
Un communiqué intersyndical offensif
Dès le 19 septembre, l’intersyndicale a salué le succès massif de cette mobilisation et a lancé un ultimatum au gouvernement : répondre aux revendications d’ici au 24 septembre ou affronter une nouvelle journée de grève et de manifestations.
Le communiqué intersyndical rappelle des exigences claires :
- abandon du projet de budget d’austérité (franchises médicales, suppressions de postes, désindexation, réforme de l’assurance chômage, attaques contre le Code du travail et le 1er mai) ;
- mise en place d’une véritable justice fiscale, taxant les très hauts revenus et patrimoines ;
- moyens budgétaires pour les services publics, protection sociale de haut niveau, retrait de la retraite à 64 ans ;
- conditionnalité sociale et environnementale des aides publiques aux entreprises.
« La réussite du 18 septembre place les travailleuses et les travailleurs en position de force », conclut l’intersyndicale.
Et maintenant ?
Le SNCI-FO appelle les personnels d’inspection à rester mobilisés, à participer aux assemblées générales et réunions d’information dans les services, et à préparer ensemble la suite du mouvement.
Nous avons montré le 18 septembre que les personnels d’inspection ne se résignent pas. Nous avons choisi la défense de la justice fiscale, de la justice sociale et de l’École publique.