REMPLACEMENT DANS LE 1ER DEGRÉ : LE SNCI-FO S’OPPOSE À LA DÉPARTEMENTALISATION

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Le SNCI-FO alerte sur l’accélération de la géné­ra­li­sa­tion des dis­po­si­tifs de dépar­te­men­ta­li­sa­tion du rem­pla­ce­ment dans le pre­mier degré.

Pré­sen­tées comme des leviers d’efficacité, ces réor­ga­ni­sa­tions sus­citent un fort mécon­ten­te­ment et confirment, là où elles ont été mises en œuvre, leur inef­fi­ca­ci­té.

Une dégradation des conditions de travail

Les retours de ter­rain sont conver­gents : cette cen­tra­li­sa­tion entraîne un élar­gis­se­ment des zones d’intervention, une aug­men­ta­tion des temps de tra­jet, une moindre lisi­bi­li­té des affec­ta­tions et une pres­sion accrue sur les titu­laires rem­pla­çants.

Ces évo­lu­tions dégradent les condi­tions de tra­vail et l’attractivité des titua­laires rem­pla­çants.

Une efficacité non démontrée

Contrai­re­ment aux objec­tifs affi­chés, ces dis­po­si­tifs n’améliorent pas la qua­li­té du rem­pla­ce­ment.

L’exemple de La Réunion, où la « mutua­li­sa­tion » est en place depuis près de dix ans sans amé­lio­ra­tion notable, est à cet égard éclai­rant.

Des effets sur les IEN

Ces orga­ni­sa­tions com­plexi­fient éga­le­ment le tra­vail des ins­pec­teurs de l’éducation natio­nale : perte de maî­trise opé­ra­tion­nelle, alour­dis­se­ment de la charge de tra­vail, dégra­da­tion des condi­tions d’exercice.

Une réponse inadaptée

Pour le SNCI-FO, ces dis­po­si­tifs relèvent d’une ges­tion de la pénu­rie. La ques­tion du rem­pla­ce­ment est avant tout celle des moyens.

Le SNCI-FO a enga­gé des démarches auprès de plu­sieurs DASEN (84, 92) pour deman­der l’abandon de ces pro­jets d’organisation.

Des revendications claires

Le SNCI-FO, aux côtés de la FNEC FP-FO, reven­dique :

  • le main­tien de l’organisation du rem­pla­ce­ment à l’échelle des cir­cons­crip­tions,
  • la créa­tion de postes sup­plé­men­taires de titu­laires rem­pla­çants (ZIL et bri­gades),
  • des moyens à la hau­teur des besoins de l’École publique.

Le SNCI-FO refuse toute logique bud­gé­taire de guerre et exige des fina­ce­ments pour l’École publique et ses per­son­nels.