
Du 20 au 24 avril 2026, le SNCI-FO a participé au 26ᵉ congrès confédéral de la CGT-FO organisé à Dijon, aux côtés de la FNEC FP-FO et de l’ensemble des structures de la confédération Force Ouvrière.
Cette participation s’inscrit dans la continuité de notre engagement syndical fédéral et confédéral. Le SNCI-FO n’est pas un syndicat isolé ou catégoriel : il agit dans le cadre des orientations revendicatives de la FNEC FP-FO et de FO, dans l’indépendance syndicale la plus stricte, conformément à la Charte d’Amiens, réaffirmée avec force lors de ce congrès de Dijon.
Plus de 3 500 congressistes étaient réunis pour débattre de la situation sociale, des attaques contre les services publics, de la question salariale, de la protection sociale, des retraites et des conséquences des politiques d’austérité sur les travailleurs.
Le SNCI-FO était représenté à Dijon par Stéphanie Saint-Léger, secrétaire nationale du syndicat, mandatée pour porter les positions des personnels d’inspection dans les débats confédéraux.
Son intervention à la tribune a été particulièrement remarquée et saluée. Elle a permis de rappeler la réalité vécue par les inspectrices et inspecteurs dans l’Éducation nationale : surcharge de travail, multiplication des missions, pilotage permanent par les indicateurs, pression hiérarchique croissante, injonctions contradictoires et dégradation continue des conditions d’exercice.
L’intervention du SNCI-FO a également insisté sur une question devenue centrale pour les personnels d’encadrement et d’inspection : celle du déclassement salarial.
Alors que les responsabilités des inspecteurs n’ont cessé d’augmenter, les gouvernements successifs ont poursuivi une politique de gel du point d’indice et de développement des rémunérations indemnitaires au détriment du traitement indiciaire. Dans ce contexte, le RIFSEEP apparaît de plus en plus comme un outil de management individualisé et de mise en concurrence des personnels, sans garantie durable pour les carrières ni pour les pensions de retraite.
Le SNCI-FO a rappelé à Dijon une position constante : la rémunération des personnels doit d’abord passer par l’augmentation du point d’indice et par l’amélioration du traitement statutaire. La logique indemnitaire ne peut constituer une réponse acceptable à la perte de pouvoir d’achat des cadres de l’Éducation nationale.
Cette orientation rejoint pleinement les revendications portées par FO durant le congrès confédéral, notamment sur la défense des salaires, de la Sécurité sociale, des statuts et des services publics.
Dans un contexte budgétaire marqué par les annonces d’économies massives, les suppressions de postes et les restrictions imposées aux administrations publiques, les débats de Dijon ont confirmé la nécessité d’un syndicalisme libre, indépendant et revendicatif. FO a réaffirmé son refus des politiques d’austérité et de la logique du “moins-disant social”, défendant au contraire les revendications des salariés, des agents publics et des retraités.
Pour le SNCI-FO, cette participation au congrès confédéral revêt une importance particulière. Elle confirme que les personnels d’inspection ont toute leur place dans les débats interprofessionnels et dans les combats confédéraux menés par FO.
Nos revendications sur les salaires, les carrières, les conditions de travail, les moyens de l’École publique, le refus du nouveau management public et la défense du statut général de la Fonction publique ne sont pas des questions isolées : elles s’inscrivent dans un combat plus large pour la justice sociale, l’égalité des droits et la défense des services publics.
Le SNCI-FO poursuivra ce travail dans les prochains mois, en lien étroit avec la FNEC FP-FO et la confédération FO, notamment dans la perspective des débats budgétaires 2027 et des élections professionnelles de décembre 2026.