CARBURANTS : LES PERSONNELS D’INSPECTION NE DOIVENT PAS PAYER POUR TRAVAILLER

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La hausse conti­nue du prix des car­bu­rants frappe de plein fouet l’ensemble des sala­riés. Mais pour les per­son­nels d’inspection de l’Éducation natio­nale, elle revêt une dimen­sion encore plus cri­tique : elle touche direc­te­ment l’exercice même de leurs mis­sions.

Des déplacements au cœur du métier… mais de moins en moins soutenables

IEN et IA-IPR sont, par nature, des per­son­nels iti­né­rants. Sui­vi des écoles et éta­blis­se­ments, accom­pa­gne­ment des équipes, réunions ins­ti­tu­tion­nelles : les dépla­ce­ments ne sont pas acces­soires, ils sont consti­tu­tifs de la fonc­tion.

Or, depuis plu­sieurs années, une réa­li­té s’impose :

  • les frais enga­gés aug­mentent for­te­ment,
  • les rem­bour­se­ments stag­nent,
  • et les restes à charge deviennent signi­fi­ca­tifs.

Avec l’augmentation bru­tale des prix des car­bu­rants, ce dés­équi­libre devient aujourd’hui insou­te­nable. De nom­breux col­lègues se retrouvent concrè­te­ment à finan­cer sur leurs res­sources per­son­nelles l’exercice de leurs mis­sions.

C’est une rup­ture inac­cep­table du prin­cipe fon­da­men­tal : aller tra­vailler ne doit pas coû­ter de l’argent aux agents publics.

Une question de justice, mais aussi de fonctionnement de l’École publique

Au-delà de la situa­tion indi­vi­duelle des per­son­nels, c’est le fonc­tion­ne­ment même de l’É­cole publique qui est en jeu.

Si les dépla­ce­ments deviennent finan­ciè­re­ment dis­sua­sifs :

  • les mis­sions sont entra­vées,
  • les inéga­li­tés ter­ri­to­riales s’accentuent,
  • le pilo­tage péda­go­gique s’affaiblit.

Accep­ter cette situa­tion revien­drait à orga­ni­ser, de fait, une dégra­da­tion du ser­vice public.

Des revendications claires et immédiates

Dans ce contexte, le SNCI-FO porte une reven­di­ca­tion simple, juste et opé­ra­tion­nelle :

👉 Le rem­bour­se­ment des frais kilo­mé­triques dès le pre­mier kilo­mètre par­cou­ru à la hau­teur des frais enga­gés.

Cette reven­di­ca­tion répond à deux exi­gences de base :

  • recon­naître que chaque dépla­ce­ment est un dépla­ce­ment pro­fes­sion­nel,
  • garan­tir que l’agent ne finance pas son acti­vi­té.

Elle s’inscrit plei­ne­ment dans les exi­gences por­tées plus lar­ge­ment par notre fédé­ra­tion, la FNEC FP-FO, qui reven­dique notam­ment :

  • le pla­fon­ne­ment du prix du car­bu­rant,
  • la reva­lo­ri­sa­tion des salaires,
  • l’augmentation des indem­ni­tés de dépla­ce­ment à hau­teur des coûts réels.

Les per­son­nels d’inspection doivent pou­voir exer­cer leurs mis­sions.
Pas les finan­cer.